Exposition permanente

NOUVELLE EXPOSITION : Monarchéo, l’Archéologie monégasque révélée

Le Musée d’Anthropologie préhistorique dévoile cette année sa toute nouvelle
exposition : Monarchéo, l’Archéologie monégasque révélée !
Plus d’une centaine de spécialistes locaux et internationaux ont rejoint l’équipe du
musée pour étudier, parfois pour la première fois, les objets archéologiques découverts
sur le territoire monégasque et rendre tous ces nouveaux résultats accessibles à tous.
Originale, cette grande exposition « Spéciale Monaco » est quadrilingue (français,
anglais, italien, monégasque) et intègre toutes les nouvelles technologies modernes
scientifiques et muséographiques : datations, séquençage ADN, analyses, reconstitution,
hologrammes, scan et bornes 3D, signalétiques virtuelles etc.
Intérieure et extérieure, elle propose des objets phares ou méconnus, trouvés
anciennement mais aussi très récemment par des fouilles programmées, préventives et
de sauvetages, lors de chantiers de constructions par exemple.
Vous redécouvrirez l’histoire de Monaco autrement : archéologiquement ! Vous pourrez
voyager à Monaco durant la Préhistoire ancienne, le Néolithique, l’Age des métaux,
l’Antiquité, le Moyen-Age, jusqu’aux époques modernes et d’aujourd’hui soit sur
300 000 ans… Franchissez les portes du Temps au sein d’une scénographie inédite et
immersive, créée par Hapax en collaboration avec l’équipe du Musée d’Anthropologie
préhistorique.
Des anciennes aux toutes nouvelles découvertes, Monarchéo, l’Archéologie monégasque
révélée ne manquera pas de plaire et de surprendre grands et petits, tous les visiteurs
curieux d’Histoire, de Science et d’Art.
Une recherche monégasque vivante qui ne laissera personne indifférent.
À venir découvrir seul, en famille ou entre amis.

LA SALLE ALBERT IER

Affiche mammouth A4-bd
Nouveauté : un mammouth à Monaco ! Pièce exceptionnelle, ce squelette de Mammouth laineux est arrivé en 2014 au Musée.

Les objets (faune, industrie, sépulture) exposés dans cette salle, ainsi que les films associés, illustrent la préhistoire ancienne de Monaco et de la région proche. Y sont également retracés les jalons les plus marquants de l’histoire de l’humanité.

NB : POUR LES ENFANTS – TOUS LES JOURS – UN JEU DE PISTE « Es-tu un bon archéologue ? A ton tour de mener l’enquête ! » (dans la salle Albert 1er)

Réponds au questionnaire disponible sur place. Les meilleurs archéologues auront leur nom affiché en 1 ère page du site web du Musée et recevront une petite surprise à l’accueil…

Présentation1

(Jeu de piste pour les familles !)

Les remplissages de la grotte de l’Observatoire (situé dans l’enceinte du Jardin Exotique) et des sites exceptionnels des Balzi Rossi, dont la grotte du Prince, sont de véritables livres ouverts sur l’histoire des climats et des hommes.

Après la fin de la glaciation du Riss (-200 000 ans), un très important épisode tempéré (-125 000 ans) va voir une remontée du niveau marin avant qu’une nouvelle et très remarquée glaciation (Würm) revienne pour de longs millénaires. Le début de cette nouvelle glaciation est caractérisé par le peuplement de l’Europe par l’Homme de Neandertal (Homo neanderthalensis). La culture acheuléenne laisse sa place à la culture moustérienne.

La faune est étroitement liée aux changements climatiques. Ainsi à la grotte du Prince, l’éléphant antique et le rhinocéros de Merck (climat tempéré chaud), présents dans les plus anciens ensembles du Paléolithique moyen, vont être remplacés par une faune adaptée à un climat plus frais.

Une petite phase de réchauffement, autour de – 40 000 ans, va marquer profondément l’Europe de l’Ouest par un évènement majeur qui va durer relativement peu de temps : le remplacement des Néandertaliens par des populations d’hommes modernes dit Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens). Cette transition qui voit la disparition de l’homme de Neandertal et l’installation de l’homme moderne dans notre région peut être observée à la grotte de l’Observatoire à Monaco ou à l’abri Mochi aux Balzi Rossi (Protoaurignacien). La disparition des Néandertaliens demeure une des grandes interrogations de la préhistoire moderne.

L’homme moderne ou « Homme de Cro-Magnon » qui arrive en Europe occidentale il y a 40 000 ans est porteur de nouvelles technologies (lames en silex, armatures de sagaie, outils en os) caractérisant l’Aurignacien, première culture du Paléolithique supérieur. Celle-ci sera remplacée 15 000 ans plus tard par la culture gravettienne encore plus spécialisée dans la chasse des grands mammifères. Ces périodes du Paléolithique supérieur vont être marquées par une très forte dégradation climatique qui va aboutir à ce que les paléoclimatologues nomment « maximum glaciaire ou pléniglaciaire » autour de – 20 000 ans.

Plusieurs grottes de notre environnement proche présentent des restes d’occupations, continues ou ponctuelles, de ces chasseurs-cueilleurs paléolithiques. Des éléments nouveaux apparaissent avec des inhumations intentionnelles (sépultures de la grotte des Enfants), des éléments de parures réalisés avec des coquillages ou de l’ivoire et des statuettes féminines en stéatite (talc). Ces comportements sont révélateurs des changements mentaux et cognitifs de ces hommes modernes. La fin de la glaciation et le début d’un nouvel interglaciaire tempéré à partir de – 15 000 ans vont amener l’humanité à franchir une nouvelle étape, l’homme prédateur ou chasseur-cueilleur devient un agriculteur-pasteur dans un processus de néolithisation qui est apparu en différents points de la planète autour de 8 000 ans avant notre ère.

A la fin du Néolithique, les sociétés se hiérarchisent et des fortifications sont aménagées en place des villages, un nouvel artisan apparaît : le métallurgiste qui va fabriquer des armes et des parures. Ces objets ont d’ailleurs été gravés sur les dalles rocheuses autour du Mont Bego il y a près de 4 000 ans, au tout début de l’âge du Bronze. A partir de 600 av. J.-C. des colonies grecques vont se développer le long de la côte, entre Rhône et Ligurie, Massalia (Marseille) devenant une des implantations les plus importantes du monde grec. Enfin de -150 à + 100, la conquête romaine conduit à la pacification du pourtour méditerranéen.